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Collège au cinéma : les 6è5 présentent Wadjda et donnent leur avis

lundi 12 juin 2017, par Nicolas BERNARD


Le film Wadjda a été réalisé par une cinéaste d’Arabie Saoudite : Haifaa al-Mansour. Il est intéressant car il nous montre qu’il existe des pays différents du nôtre.
Wadjda est une jeune fille avec un caractère bien trempé : elle ne fait rien comme les autres (elle porte des baskets à la place des ballerines, a un veston sur son abaya) et elle est loin d’être une élève modèle et obéissante. Abdallah est le meilleur ami de Wadjda : il est taquin avec elle (il lui vole son voile) mais aussi attentionné (il lui en offre un autre pour se faire pardonner, il l’aide à apprendre à faire du vélo, lui propose même 5 rials pour qu’elle arrête de pleurer ! Ce que Wadjda s’empresse d’accepter puisqu’elle veut absolument s’acheter un vélo qui coûte 800 rials !) Elle fabrique même des bracelets aux couleurs des équipes de foot et les revend à ses camarades de classe pour pouvoir réaliser ce projet.
La relation entre les parents de Wadjda est surprenante car ils semblent s’aimer mais ne se le montrent pas et nous ne ressentons pas cet amour. La mère de l’héroïne est très triste à la fin du film car son époux prend une seconde femme, cédant ainsi aux pressions de sa mère qui veut absolument un petit-fils (que la mère de Wadjda ne pourra pas avoir car elle est stérile depuis son premier accouchement) Les hommes sont polygames en Arabie Saoudite. Dans le film, le mari n’est jamais à la maison : il ne rentre que certains week-ends.
Dans ce pays, les femmes n’ont pas le droit de conduire : elles doivent payer un chauffeur ou se faire conduire par un homme de leur famille. C’est une grosse contrainte et la mère de Wadjda est très pénalisée quand son chauffeur refuse de venir la chercher car elle ne peut pas se rendre à son travail : elle est enseignante. Les femmes ne doivent pas montrer leur visage aux hommes, ni faire entendre le son de leur voix. La femme mange à la cuisine et ne partage pas le repas avec son mari s’il a invité des amis.
A la fin, Wadjda remporte le concours de récitation de passages du Coran (cela lui a demandé de gros efforts) mais quand elle dit publiquement qu’elle veut s’acheter un vélo avec l’argent, la directrice lui répond que l’argent sera envoyé aux Palestiniens en difficulté. Une fille ne peut pas faire de vélo en Arabie Saoudite ! C’est profondément injuste pour Wadjda. Heureusement, sa mère a fini par lui en acheter un. En faisant cela, la mère lui montre qu’elle ne veut pas qu’elle soit soumise. Elle encourage son envie de liberté.
Le film était très intéressant car il nous a appris plein de choses sur la façon de vivre en Arabie Saoudite mais les sous-titres empêchaient de bien le comprendre. C’est dommage.
 La classe de 6è5


 


 


Tout d’abord, j’ai aimé « Wadjda » car le personnage principal est une fille de notre âge qui aimerait avoir un vélo.
A partir du moment où cette idée lui est venue en tête, rien ne l’a arrêtée, pas même un souci d’argent.
Wadjda a un fort caractère et n’accepte pas la différence entre les hommes et les femmes. Elle trouve cela injuste. J’aime bien le fait qu’une fille ne se laisse pas faire, car je pense, à titre personnel, que les femmes ne doivent pas être inférieures aux hommes ou avoir moins de droits qu’eux.
Ensuite, j’ai apprécié ce film car on y trouve toujours un désir de liberté, comme dans le vélo par exemple.
Si Wadjda arrive à l’acheter, elle pourra être libre de ses mouvements car les femmes n’ont pas le droit de conduire en Arabie Saoudite. Elle pourra aller où elle veut quand elle veut.
Mais puisqu’elle n’a pas assez d’argent pour s’acheter ce fameux vélo qui coute 800 riyals (200 euros), elle va participer à un concours et essayer de gagner le premier prix c’est à dire 1000 riyals (250 euros). Ce concours consiste à lire, réciter et répondre à des questions sur le Coran.
Je trouve que c’est une preuve de persévérance car Wadjda n’aime pas travailler sur le Coran mais elle le fait quand même.
En revanche, il y a un inconvénient dans le film. Je trouve qu’il est dommage que « Wadjda » soit en arabe sous-titré car parfois, on n’a pas le temps de lire les sous-titres. Ainsi, avant l’explication en classe, je n’avais pas compris pourquoi la mère de Wadjda pleurait à la fin du film car je n’ai pas vu les sous-titres.
Finalement, j’ai tout de même beaucoup aimé ce film.


 Mathilde Cameleyre

 
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